Colonne sèche : quel est le rôle de la maintenance ?

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La colonne sèche est un élément de lutte contre l’incendie se caractérisant par une tuyauterie présente à l’extérieur d’un bâtiment, à son rez-de-chaussée ainsi qu’à chacun de ses étages et ayant pour objectif de fournir facilement et rapidement une alimentation en eau pour les pompiers en cas d’incendie. En tant que dispositif de lutte contre l’incendie, la colonne sèche doit en effet faire preuve d’une maintenance et d’un entretien parfaits.

 

Une maintenance encadrée par la norme NF S61-759

Essentielle pour la sécurité des bâtiments, l’installation d’une colonne sèche est obligatoire, pour tous les établissements dont la hauteur est supérieure à 18 mètres, à compter du niveau d’accès des véhicules des sapeurs-pompiers.

La norme NF S61-759 « Installation et maintenance des colonnes sèches et en charge », amendée en février et en août 2011, précise les conditions d’essais (hydrostatiques à débit nul et ceux en régime d’écoulement), leur nombre et la dimension des prises d’incendie.

Les textes fixent également la périodicité de la maintenance, qui dépend du type d’établissement. Traditionnellement, elle est annuelle, même si, par exemple, un espace de travail nécessite un entretien tous les 6 mois.

À noter que ces opérations doivent être impérativement réalisées par un professionnel de la sécurité incendie. En préventive, ces actions permettent de maintenir l’équipement fonctionnel, entraînant des actions correctives au besoin. L’objectif étant ainsi de pouvoir garantir un matériel de sécurité incendie parfaitement opérationnel et prêt à l’emploi en cas d’incident.

 

Comment sont entretenues les colonnes sèches ?

Au-delà de la conformité de l’installation, la maintenance des colonnes sèches consiste en premier lieu à vérifier visuellement son état : la présence du bouchon de fermeture et de sa chaînette, celle des scellés plombs, la signalisation comme l’accessibilité des différents embouts à chaque étage, la robinetterie, mais aussi l’absence de résidus dans la colonne sèche sont ainsi autant d’éléments devant obligatoirement être passés en revue.

Cette opération est également complétée par des essais sous eau et sous pression de 16 bars minimum, afin de vérifier sa bonne étanchéité et ses composants.

À noter que l’installation comme le remplacement de certaines pièces, nécessitent un test hydrostatique de 25 bars, pour s’assurer de son bon fonctionnement.

Enfin, tous les 5 ans, quel que soit le type d’établissement, il est vivement recommandé de procéder à une maintenance plus poussée et de faire fonctionner la colonne sèche en situation réelle, avec un régime d’écoulement.

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