Quelles sont les règles relatives aux éclairages dans les hôtels et autres établissements d’hébergement ?

L’hôtel est un ERP (Établissement Recevant du Public) de type « O ». Dans le cadre d’une rénovation ou d’une simple mise aux normes, il faut respecter toutes les règles propres à cette classe, afin de mieux se protéger de tous les incidents possibles — et notamment des incendies. Voici, en détail, les informations utiles pour un éclairage totalement adapté aux exigences légales.

L’électricité dans les chambres : des systèmes indépendants

Pour des raisons de sécurité, l’installation des circuits électriques dans les hôtels et établissements d’hébergement est liée à des règles précises. Ainsi, chaque chambre et hébergement doit posséder son propre tableau de distribution électrique. Il est tout à fait possible de mettre en place un tableau spécifique par unité de logement.

Dans les différentes chambres, le courant de chaque prise ne peut excéder les 16 ampères. Seules les prises situées dans un espace de cuisine peuvent exceptionnellement atteindre les 32 ampères.

Les obligations concernant l’éclairage de sécurité

En matière de prévention des risques liés aux incendies, les hôtels et établissements d’hébergement doivent naturellement redoubler de vigilance, car les conséquences d’un départ de feu non maîtrisé peuvent être dramatiques.

Ainsi, dans les hôtels qui ne disposent pas d’une source de remplacement, il faut compléter l’éclairage de sécurité. On peut ajouter des blocs autonomes d’éclairage de sécurité par bâtiments d’habitation (BAEH), avec une durée de fonctionnement de 5 heures. Le déclenchement de cet éclairage complémentaire ne doit être possible qu’au moment où l’alarme entre en marche, pour « économiser » cette source en temps normal.

En outre, si l’éclairage de sécurité dépend directement d’une source centralisée avec une batterie d’accumulateurs, il faut que l’autonomie soit au moins de 6 heures.

Notez que tous les produits utilisés dans le cadre de la protection incendie sont soumis à des normes. Les blocs autonomes, par exemple, dépendent de la norme européenne NF EN 60598.2.22 et de la norme française NF C 74-800/801/805.