Les différents types de mousses extinctrices

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En matière de dispositifs disponibles pour lutter contre un incendie, les extincteurs doivent pouvoir offrir une réponse adaptée au feu. Mais pour obtenir les effets désirés, à savoir l’étouffement des flammes, le refroidissement par l’eau et la rétention des vapeurs toxiques, encore faut-il choisir la mousse extinctive la plus performante dans une situation donnée.  

La mousse chimique, pour des feux de type A et B

Composée d’un acide (chlorure d’hydrogène, acide sulfurique, acide acétique…), d’une base (carbonate de sodium) et d’un produit « moussant » (savon, suc de réglisse…), la mousse chimique de l’extincteur est poussée par le CO2. Elle forme des bulles de gaz carbonique qui recouvrent le combustible et l’empêche de se rallumer, en l’isolant de l’air ambiant.

Elle est privilégiée dans les feux de classe A, constitués de matériaux solides (bois, tissu, papier, plastique…) et dans les feux de classe B, avec des liquides ou solides liquéfiables (essence, goudrons, vernis, huiles, peintures, graisses…). Attention, la mousse chimique ne convient pas à des feux avec de l’alcool, l’acétone ou l’éther.

La mousse physique, dédiée aux feux spéciaux

Composée d’eau, d’air et d’un émulseur, la mousse physique va agir en deux temps. Tout d’abord, elle va isoler le feu de l’air, tout en empêchant l’évaporation du combustible. Ensuite, elle va progressivement le refroidir. Elles sont classées en fonction de leur foisonnement : 

  • Inférieur à 20 : mousse à bas foisonnement, utilisée sur des feux d’hydrocarbures de grandes surfaces, car elle s’étend rapidement.
  • 20 à 200 : mousse à moyen foisonnement, utilisée sur des surfaces faibles et closes, car sa portée est faible.
  • Supérieur à 200 : mousse à haut foisonnement, utilisée sur des feux de produits secs, avec des risques mixtes, dans des locaux fermés, car sa faible densité la rend sensible à la pluie comme au vent.

Les chiffres évoqués ci-dessus correspondent au taux de foisonnement – à savoir le rapport entre le volume de mousse produit et le volume de solution moussante utilisée. Par exemple, il est de 10 quand les 100 litres de solution moussante au départ donnent 1000 litres de mousse à la fin.

Si vous souhaitez bénéficier de davantage d’informations pour vous prévenir d’un sinistre, il est conseillé de prendre contact avec des professionnels de la sécurité incendie pour vous assurer que votre entreprise soit bien aux normes légales.