Avions et aéroports : quelles règles de sécurité incendie ?

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L’avion se présente comme un mode de transport particulièrement sûr, parce que des règles de sécurité très strictes s’appliquent. À titre d’exemple, un aéroport recevant des avions de ligne emploie obligatoirement une équipe de pompiers à même d’arriver en moins de 3 minutes sur le lieu le plus éloigné de la piste. 

Des exigences strictes et identiques partout dans le monde

Où que l’on voyage, les aéroports doivent respecter les accords internationaux de l’OACI, institution que l’on considère comme un équivalent de l’ONU dans le domaine de l’aviation. Les structures qui ne suivraient pas toute cette réglementation s’exposent tout simplement à l’interdiction de recevoir des avions de ligne internationaux.

Concrètement, il faut savoir qu’un avion de ligne résiste 90 secondes si ses réservoirs brûlent. C’est assez pour que tous les occupants soient évacués. En parallèle, on doit avoir du matériel de pointe pour éteindre les feux : chaque canon peut déverser 6 tonnes d’eau ou de mousse à la minute, soit jusqu’à 100 litres par seconde à une distance de plus de 80 mètres.

De plus, les professionnels du feu peuvent utiliser des systèmes de sécurité incendie comme des véhicules projetant des pointes d’acier afin de percer la paroi d’un avion, d’arroser le feu et de l’éteindre à l’intérieur du véhicule. En vue d’avoir suffisamment de bagage pour faire face à ces situations exceptionnelles, les pompiers des aéroports réalisent régulièrement des exercices, et suivent plus de 95 formations par an.

La puissance des systèmes d’extinction d’incendie dans les aéroports

L’extinction d’un feu en avion nécessite un maximum de précautions pour préserver les vies menacées par l’incident et prévenir les risques d’explosion. L’usage d’une turbine anti-incendie refroidit et réduit rapidement la vivacité du feu par rapport aux extincteurs, tout en aidant à sécuriser les issues de secours.

On peut également se servir de turbines capables de nébuliser l’eau en fines particules pour que l’effet refroidissant soit supérieur. Si nécessaire, on accélère le phénomène avec des agents moussants.

En complément de tout cet équipement d’extinction et de ces pompiers hautement qualifiés, les terminaux des aéroports sont aussi supervisés par des professionnels de la sécurité incendie. Ils peuvent intervenir en renfort des soldats du feu.